Berlaimont : Chômage partiel à Akers

128 heures de chômage partiel pout tous les salariés
128 heures seront chômées pour tout le monde jusqu'à la fin de l'année.
Jusqu'à maintenant, le site Akers de Berlaimont était le seul du groupe à avoir été épargné par le chômage partiel.
A présent cette particularité a disparu du paysage berlaimontois. En effet, depuis le mois d'août et l'organisation d'un comité d'entreprise extraordinaire, un chômage partiel a été instauré, au moins jusqu'à la fin de l'année.
Comme le confirme Jacques Thurette, employé à Akers et délégué syndical CGT, « Berlaimont n'est bien sûr pas passé à côté de la crise économique. A Thionville, on chôme deux jours par semaine depuis le mois d'avril. A Sedan, c'est 3 semaines par mois depuis janvier ».
A côté de ces mesures de chômage partiel, des suppressions de postes ont également été annoncées par le groupe lors d'un comité européen en fin d'année 2008 : « un plan de restructuration a été annoncé en Suède avec la suppression de 65 postes, 50 postes supprimés en Chine, 50 aux USA et 15 en Slovénie. »
Heureusement, sur le site de Berlaimont, on n'envisage pas de suppressions de postes « même si on a enregistré une baisse de charge de 20% », relève Jacques Thurette.
A l'heure actuelle, le site est fermé le jeudi et le vendredi, « mais comme on travaille en continu en 3X8, il vaut mieux parler en nombre d'heures. En tout, aujourd'hui, tout le monde va chômer 128 heures jusqu'à la fin de l'année ».
Mais à Akers, si la situation actuelle inquiète les salariés, ceux-ci se projettent en 2010 et nourrissent des craintes encore plus vives.
« 2010 sera encore plus dure que 2009. La charge est normale pour le premier trimestre. Par contre, à partir du mois d'avril, il y aura des mesures de chômage partiel », pronostique le délégué syndical.
Actuellement, le groupe enregistre une activité plus importante de cylindres provenant de Suède, au nombre de 100. « On a aussi 144 cylindres en Back-Up (cylindres forgés venant de Thionville, ndlr) pour lesquels on intervient en usinage et en traitement chimique. Après, on les expédie aux clients. Il nous manque environ 50 cylindres en Back-Up pour avoir une charge convenable », constate Jacques Thurette.
La suite dans l'Observateur de l'Avesnois du vendredi 9 octobre 2009.